Des déchets très précieux
Ce chargé d’études travaille en recherche appliquée et développement dans le domaine de l’élevage et de la protection de l’environnement. Son champ d’études s’étend de l’exploitation d’élevage jusqu’à l’industrie qui transforme le lait.
Toute la chaîne du lait génère des “déchets”, dont la gestion est réglementée et qu’on ne peut pas déverser tels quels dans la nature. Or ces “déchets” ont une réelle valeur agronomique. Les effluents de l’élevage, comme les boues issues des stations d’épuration de l’industrie laitière sont très différents des boues urbaines. De bonne qualité, elles peuvent servir à enrichir les sols, si on les traite correctement.
L’environnement : une mission collective
D'un bout à l'autre de la chaîne, le chargé d’étude cherche :
- des solutions pour gérer correctement les effluents puis les valoriser,
- le meilleur compromis pour respecter les réglementations en matière d’environnement, tout en préservant l’activité économique.
Chef de projet, il s’entoure de compétences. Chaque mission commence par la constitution d’une équipe de spécialistes du domaine concerné :
- systèmes de traitement des effluents,
- plans d‘épandage des déjections animales et des boues,
- dégagement gazeux,
- énergies renouvelables...
Le chargé d'étude doit savoir frapper à la bonne porte des organismes de recherche, des administrations, des fournisseurs, pour obtenir l’interlocuteur le plus compétent et la collaboration la plus utile.
Une problématique globale
Il passe du temps sur le terrain, car comment proposer des solutions si l’on n’a pas une parfaite compréhension du problème ? Chaque cas étant spécifique, il va à la rencontre des éleveurs, des industriels, des techniciens agricoles, des élus locaux et des administrations. Il peut ainsi proposer des solutions ciblées et adaptées au contexte local, au climat ou à la topographie.
Une fois le problème étudié sous tous les angles, il rédige un cahier des charges en décrivant objectivement les contraintes, les coûts, les avantages de chaque solution qu’il propose.
A lui également de présenter ses propositions aux parties concernées (techniciens de développement côté éleveurs, responsables des laiteries côté industrie). Car c’est une chose de trouver des solutions, mais encore faut-il savoir les "vendre" !
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