Q. Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans ce métier ?
R. C’est sa diversité. Celui qui voudrait ne faire vraiment que du froid, ne doit pas venir chez nous ; il faut qu’il aille en froid industriel ! Nous, on fait un peu de tout, de l’électricité, de la plomberie, du soudage à l’arc, du soudage brasure, un peu de mécanique... Il y en a plein qui font le même métier et qui n’ont pas appris la moitié de ce que j’ai appris en 25 ans.
Q. Une difficulté particulière ?
R. Il y a des journées, surtout l’été, où l’on ne voit personne. On arrive chez l’éleveur, il n’est pas là, on fait la réparation, on lui laisse des instructions. Et sur la route, on est tout seul également. Mais si l’agriculteur est là, il aime bien qu’on prenne le temps de discuter avec lui. Alors, il faut aimer les deux : travailler seul et entretenir une bonne relation avec le client.
Q. Quelle évolution possible ?
R. Si vous avez « fait » du tank à lait et que vous allez travailler dans une société de froid, vous êtes meilleur pour détecter les pannes que celui qui aurait 25 ans de froid industriel derrière lui. Un de nos frigoristes est parti en froid industriel : au bout de 4 mois, il dirigeait une équipe de 15 personnes. Vous pouvez aussi vous mettre à votre compte, mais ce n’est pas pareil, il y a plus de contraintes.
|
 |