Un travail d'alchimiste
Transformer en poudre un liquide aussi fragile que le lait, sans compromettre ses qualités nutritionnelles et fonctionnelles, est une alchimie délicate.
Depuis son poste de contrôle vitré, situé au cœur de l'atelier de séchage, le conducteur supervise les étapes successives de cette transformation. L’atelier de séchage, qui fonctionne 24h sur 24, est alimenté, via d’immenses cuves de plus de 100 000 litres, en lait déjà pasteurisé et standardisé en matière grasse. Celui-ci n’est pas transformé directement en poudre. Il doit d'abord passer dans un concentrateur, où il perd une partie de son eau par évaporation. Le lait concentré ainsi obtenu peut être conservé en tant que produit fini, ou dirigé vers une des tours de séchage de l'atelier.
Dans cette installation haute de plus de 10 mètres, il entre sous forme liquide, pulvérisé par une turbine et en ressort en poudre, complètement déshydraté par le courant d’air chaud d’un débit de 100 000 m3 à l’heure !
Vigilance absolue
Lorsqu'il arrive à son poste, le pilote prend connaissance du planning de production, défini quotidiennement en fonction des commandes. Son rôle est de s'assurer du respect de ce planning, de la qualité de chaque lot de poudre fabriqué. Les cahiers des charges sont très stricts, notamment en termes d’humidité, de taux de matière grasse et de bactériologie. Pour parvenir à un résultat parfait, le pilote doit jouer sur de nombreux paramètres : température dans la tour de séchage, débit d’air…
Dans la salle vitrée située au centre de l’atelier, il surveille consciencieusement les informations fournies par :
- les écrans de contrôle,
- les conducteurs des machines,
- les automates,
- les capteurs situés dans les concentrateurs et les tours.
Il effectue les réglages nécessaires, relayé au pied des machines par l’équipe des conducteurs. Ceux-ci assurent également le prélèvement d’échantillons pour analyse, et le nettoyage des installations entre chaque cycle de production.
Le pilote doit être vigilant, et réagir à la moindre alerte. Au rythme du flux continu de lait dans les gigantesques machines, il suffit en effet d'une courroie qui cède ou d'une pompe qui lâche, pour que des tonnes de produit fini soient menacées.
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